L'administration Trump a procédé cette semaine à des réductions budgétaires importantes au sein de l'Agence fédérale de gestion des urgences (FEMA). Ces coupes interviennent alors que les États-Unis font face à une augmentation des menaces de catastrophes naturelles liées à la crise climatique mondiale. Cette décision soulève des inquiétudes quant à la capacité du pays à réagir efficacement aux urgences futures.
Points Clés
- L'administration Trump a licencié des employés du cadre CORE de la FEMA.
- Ces employés sont essentiels pour la réponse aux catastrophes.
- La décision a été prise par l'administratrice par intérim Karen Evans.
- Le président Trump a exprimé son désir de réformer ou de supprimer la FEMA.
- Les catastrophes naturelles s'intensifient en raison du changement climatique.
Licenciements massifs à la FEMA
Des avis de licenciement ont été émis à l'encontre de plusieurs membres du Cadre de Réponse et de Rétablissement sur Appel (CORE) de la FEMA. Ces licenciements sont devenus effectifs à partir du 2 janvier. Un membre du personnel de la FEMA a qualifié ces licenciements de « Massacre du Réveillon ».
Le personnel CORE joue un rôle crucial. Il soutient la mission de l'agence, qui consiste à se préparer aux catastrophes, à y répondre et à s'en remettre. Leur départ affaiblit considérablement les capacités opérationnelles de la FEMA.
Fait marquant
Les bureaux régionaux de la FEMA sont presque entièrement composés de personnel CORE. Leur absence signifie que les premiers intervenants sur place ne seront pas disponibles, laissant les États plus isolés face aux catastrophes.
Une décision controversée
La décision de procéder à ces licenciements a été prise par Karen Evans, l'administratrice par intérim. Elle a été nommée après la démission de l'ancien administrateur par intérim, David Richardson, en novembre. Un ancien fonctionnaire de la FEMA a clairement exprimé son avis.
« L'agence ne peut pas assurer la réponse et le rétablissement après une catastrophe sans les employés CORE », a-t-il déclaré.
Cette déclaration souligne l'importance vitale de ces postes pour la sécurité nationale et la résilience des communautés.
Inquiétudes pour l'avenir de la FEMA
Le personnel restant de la FEMA craint que ces réductions ne soient qu'un début. Ils redoutent un effort plus vaste. La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, pourrait chercher à réduire davantage la taille de la FEMA. Des milliers de travailleurs pourraient être licenciés dans les mois à venir.
Ces travailleurs sont ceux qui sont déployés lors des ouragans, des incendies de forêt et d'autres urgences nationales. Une telle réduction du personnel aurait des conséquences graves sur la capacité du pays à gérer les crises.
Contexte politique
Le président Donald Trump a depuis près d'un an exprimé son intention de « réformer fondamentalement et de réviser la FEMA, voire de s'en débarrasser ». Il estime que les États devraient assumer le coût de la réponse aux catastrophes naturelles.
Lors de son investiture en janvier dernier, il a déclaré que cet objectif ferait partie de son second mandat. Il a également exprimé son scepticisme concernant l'efficacité de l'agence.
« Je pense, franchement, que la FEMA n'est pas bonne », a dit le président. « Quand vous avez un problème comme celui-ci, vous voulez que votre État le règle et ne pas perdre de temps à appeler la FEMA. »
Intensification des catastrophes naturelles
Ces réductions budgétaires interviennent à un moment où l'intensité des catastrophes naturelles est en augmentation. Le changement climatique est le principal facteur de cette intensification. Les communautés américaines sont de plus en plus vulnérables.
Un rapport publié par la Yale School of the Environment a révélé des données alarmantes. L'année 2025 a été la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée. Elle a été seulement dépassée par l'année précédente. Cela marque une tendance inquiétante.
- Les trois dernières années ont été, de loin, les plus chaudes jamais enregistrées.
- Chacune de ces trois années a affiché une température supérieure de plus de 1,5°C aux niveaux préindustriels.
- Cette situation met le monde en défaut, au moins temporairement, par rapport à l'objectif international de limiter le réchauffement en dessous de ce seuil.
Ces chiffres soulignent l'urgence d'une réponse robuste aux défis climatiques. La réduction des capacités de la FEMA pourrait compromettre cette réponse.
Impact sur les États et les communautés
Avec moins de personnel CORE, les États devront compter davantage sur leurs propres ressources. Cela pourrait entraîner des retards dans l'aide et le rétablissement. Les communautés les plus vulnérables seront les premières à en souffrir. Les conséquences humaines et économiques pourraient être dévastatrices.
La préparation aux catastrophes est un effort collectif. Elle nécessite une coordination entre les niveaux fédéral, étatique et local. Affaiblir l'agence fédérale perturbe cet équilibre essentiel. Cela met en péril la sécurité des citoyens américains.
Statistique Clé
En 2025, les États-Unis ont connu un nombre record d'événements météorologiques extrêmes coûtant plus d'un milliard de dollars chacun, exacerbant la pression sur les ressources de la FEMA.
Perspectives d'avenir
La controverse autour des réductions de la FEMA met en lumière une divergence de vues sur la gestion des catastrophes. Alors que l'administration actuelle prône une approche plus axée sur les États, de nombreux experts et anciens fonctionnaires insistent sur la nécessité d'une forte présence fédérale.
Le débat se poursuit. Les communautés attendent de voir comment ces changements affecteront leur capacité à se remettre des futures catastrophes. L'enjeu est la sécurité et la résilience de millions de personnes face à un climat en mutation.





