Tatiana Schlossberg, journaliste environnementale reconnue pour son approche lucide et factuelle du changement climatique, est décédée à l'âge de 35 ans. Son travail a éclairé les coûts environnementaux souvent invisibles de la vie quotidienne, soulignant l'impact des systèmes plutôt que des choix individuels.
Points Clés
- Tatiana Schlossberg, journaliste environnementale, est décédée à 35 ans.
- Elle a mis en lumière les coûts environnementaux cachés et les responsabilités systémiques.
- Son livre, « Inconspicuous Consumption », a exploré l'impact de nos modes de vie.
- Diagnostiquée d'une leucémie terminale en 2024, elle a écrit sur sa maladie avec la même rigueur.
- Son dernier essai portait sur l'interruption, le soin et la mémoire.
Une Carrière Dédiée à l'Environnement
Tatiana Schlossberg a passé une grande partie de sa carrière à expliquer le changement climatique et la perte de biodiversité. Son approche se distinguait par son refus des cadres apocalyptiques et sa préférence pour une analyse des mécanismes en jeu. Elle s'intéressait particulièrement à la manière dont les dommages environnementaux devenaient normalisés.
Elle a exploré comment la consommation d'énergie se cachait derrière les centres de données, comment la pollution était déplacée vers d'autres régions et comment le coût environnemental devenait suffisamment abstrait pour être ignoré. Elle a remis en question l'idée que la vertu individuelle suffisait à résoudre le problème, arguant que le changement climatique était soutenu par des systèmes qui récompensaient la commodité et obscurcissaient la responsabilité.
Un regard novateur sur la consommation
En 2019, Tatiana Schlossberg a publié « Inconspicuous Consumption ». Ce livre retraçait les conséquences environnementales de la vie ordinaire. Son objectif n'était pas de désigner des coupables. Il s'agissait plutôt de montrer à quel point il était difficile d'éviter les dommages une fois qu'ils étaient intégrés aux infrastructures et aux chaînes d'approvisionnement.
Le Combat Contre la Maladie
En mai 2024, quelques heures après la naissance de son deuxième enfant, un test sanguin de routine a révélé un nombre alarmant de globules blancs. Le diagnostic était une leucémie myéloïde aiguë, avec une mutation rare rendant la guérison improbable. Ce même mois de novembre 2025, elle a publié un essai dans le New Yorker. Elle y annonçait son cancer en phase terminale.
Elle y décrivait la séquence des événements avec clarté : chimiothérapie, une greffe de moelle osseuse de sa sœur, rémission, rechute, traitements supplémentaires, une autre greffe, d'autres rechutes. Il n'y avait pas d'arc rédempteur dans son récit. Le traitement fonctionnait jusqu'à ce qu'il ne fonctionne plus. L'essai mettait l'accent sur l'interruption de sa vie.
« La maladie est arrivée comme une rupture, coupant une vie en deux au moment où elle s'étendait pour inclure un autre enfant. »
Une Approche Sans Sentimentalisme
Tatiana Schlossberg était auparavant en bonne santé, athlétique et absorbée par un travail qui supposait que le temps coopérerait. Elle a écrit sur les indignités des soins sans sentimentalisme. Elle a également abordé l'humour comme un moyen de rester reconnaissable à elle-même au sein d'un système conçu pour l'efficacité plutôt que la dignité.
L'Héritage de ses Derniers Écrits
Les passages les plus douloureux de ses écrits concernaient ses enfants. Son fils, assez grand pour remarquer son absence, visitait l'hôpital si souvent que le personnel a dû assouplir les règles pour qu'ils puissent rester ensemble. Sa fille, née alors que la maladie était déjà présente, a grandi tandis que le contact physique devenait dangereux.
Schlossberg s'inquiétait de la mémoire de ses enfants, sans fioritures. Son fils pourrait en conserver quelques-unes. Sa fille, peut-être pas. Elle traitait cela comme un fait. Ses derniers mois ont affûté l'argument qu'elle avait longtemps défendu en tant que journaliste : les vies dépendent de systèmes dont la fragilité est facile à ignorer jusqu'à ce qu'on y soit contraint.
- Elle a écrit sur les infirmières, les médecins, le financement de la recherche et les essais cliniques.
- Elle a apporté la même attention qu'elle avait autrefois accordée à la gestion des pêches ou aux réseaux énergétiques.
- Le point essentiel était la continuité.
Une Fin Attentive aux Détails
Elle avait prévu d'écrire un livre sur les océans. Elle n'a pas pu le faire. Au lieu de cela, elle a laissé une dernière œuvre qui ressemblait moins à un adieu qu'à un enregistrement. Elle est restée attentive aux détails jusqu'à la fin. Vers la fin de son essai, elle décrivait ses efforts pour rester avec ses enfants. Elle savait pourtant que sa présence prendrait bientôt fin. Être dans le présent, écrivait-elle, était plus difficile qu'il n'y paraissait. Elle a pourtant continué d'essayer.
Son travail continuera d'inspirer ceux qui cherchent à comprendre les interconnexions complexes entre nos vies, nos choix et l'environnement qui nous entoure. Tatiana Schlossberg laisse un héritage de journalisme rigoureux et d'humanité profonde face à l'adversité.





