Greta Thunberg, la militante suédoise pour le climat, a reçu une interdiction de 48 heures d'entrer à Venise, en Italie. Cette sanction intervient après sa participation à une action d'Extinction Rebellion qui a vu le Grand Canal se teindre en vert vif. Trente-cinq autres manifestants ont également été visés par une amende de 172 dollars chacun.
Points Clés
- Greta Thunberg et 35 autres militants ont été interdits d'accès à Venise pendant 48 heures.
- Ils ont écopé d'une amende de 172 dollars chacun pour avoir teint le Grand Canal en vert.
- L'action visait à dénoncer les effets du changement climatique et la vulnérabilité de Venise.
- Extinction Rebellion a utilisé un traceur fluorescent non toxique.
- L'incident coïncide avec la fin de la conférence climatique COP30 au Brésil.
Le Grand Canal coloré pour alerter sur le climat
L'action menée par Extinction Rebellion à Venise a marqué les esprits. Le Grand Canal, emblème de la ville, est apparu d'un vert fluorescent. Les militants ont utilisé un traceur non toxique, habituellement employé dans les études environnementales. Ce produit permet de suivre les flux d'eau ou de détecter les fuites. Le groupe insiste sur l'absence de menace écologique liée à son utilisation.
Les organisateurs ont clairement indiqué que cette initiative visait à attirer l'attention sur les conséquences massives du dérèglement climatique. Ils soulignent la fragilité de Venise, l'une des villes européennes les plus exposées à la montée des eaux et aux inondations fréquentes.
Fait Marquant
Le traceur vert utilisé par Extinction Rebellion est un colorant fluorescent couramment employé pour des études environnementales, garantissant son innocuité pour l'écosystème aquatique selon le groupe.
L'incident de Venise n'était pas isolé. Extinction Rebellion a orchestré des actions similaires dans dix villes italiennes. Des fontaines ont été teintes à Gênes et Padoue. Des rivières ont pris une teinte verte à Turin, Bologne et Tarente. Ces manifestations coordonnées se sont déroulées juste après la clôture de la conférence climatique COP30 des Nations Unies au Brésil.
Réactions des autorités et critiques gouvernementales
Luca Zaia, gouverneur de la province de Vénétie, a vivement critiqué l'action de Greta Thunberg et d'Extinction Rebellion. Il a déclaré que ce geste risquait d'avoir des conséquences pour l'environnement. Le gouverneur a également qualifié l'acte d'irrespectueux envers la ville, son histoire et sa fragilité. Ces propos reflètent la tension entre les militants et les autorités locales.
« Un geste qui risque d'avoir des conséquences pour l'environnement », a affirmé Luca Zaia.
Contexte de l'action
Les militants d'Extinction Rebellion ont également ciblé le gouvernement italien de la Première ministre Giorgia Meloni. Ils lui reprochent de ne pas soutenir des mesures climatiques plus fortes lors de l'événement COP30 au Brésil. Cette critique met en lumière les divergences politiques sur la gestion de la crise climatique.
À Venise, une bannière « Stop Écocide » a été déployée depuis l'emblématique pont du Rialto. Parallèlement, un flash-mob silencieux, composé de manifestants vêtus de voiles rouges, a traversé la foule touristique dense. Ces actions visent à maximiser la visibilité du message climatique auprès du public et des décideurs.
La vulnérabilité de Venise face au changement climatique
Venise est depuis longtemps un symbole de la menace climatique. La ville fait face à des inondations régulières, exacerbées par l'élévation du niveau de la mer. Les experts s'accordent à dire que sans mesures drastiques, le patrimoine vénitien est gravement menacé.
- Montée du niveau de la mer : Une menace constante pour la ville lagunaire.
- Inondations fréquentes : Les épisodes d'acqua alta deviennent plus intenses et réguliers.
- Érosion des fondations : L'eau salée endommage progressivement les structures historiques.
- Impact sur le tourisme : Les perturbations climatiques affectent l'attractivité de la destination.
La communauté scientifique et les organisations environnementales appellent à une action urgente. Les militants comme Greta Thunberg et Extinction Rebellion amplifient ces appels, utilisant des méthodes parfois controversées pour capter l'attention mondiale.
L'amende et l'interdiction imposées à Greta Thunberg et aux autres militants soulèvent des questions sur la liberté d'expression et les limites de la protestation environnementale. Alors que les gouvernements peinent à s'entendre sur des actions concrètes, les activistes continuent de presser pour un changement radical.
L'impact des conférences climatiques mondiales
La COP30, qui vient de s'achever au Brésil, est l'une des nombreuses conférences où les dirigeants mondiaux tentent de trouver des solutions à la crise climatique. Ces sommets sont souvent le théâtre de négociations complexes et de désaccords profonds entre les nations développées et en développement.
Malgré les efforts, les progrès sont jugés trop lents par de nombreux observateurs et militants. Les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre sont souvent critiqués comme étant insuffisants pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, seuil jugé critique par le GIEC.
Les actions d'Extinction Rebellion en Italie, synchronisées avec la fin de la COP30, visent à rappeler l'urgence de la situation et la nécessité d'une action immédiate. Elles mettent en lumière le fossé entre les discours politiques et la réalité des impacts climatiques observés sur le terrain.
Statistique Clé
Les 36 manifestants, dont Greta Thunberg, ont été sanctionnés d'une amende individuelle de 172 dollars, soit un total de 6 192 dollars pour l'ensemble du groupe.
Le débat sur les méthodes de protestation est vif. Certains estiment que ces actions perturbatrices sont contre-productives. D'autres les considèrent comme essentielles pour forcer les gouvernements à agir. Quoi qu'il en soit, l'épisode de Venise montre que le mouvement pour le climat reste déterminé à se faire entendre, même face aux sanctions.
La tension entre la nécessité d'une action climatique rapide et le respect de l'ordre public continue de définir le paysage de l'activisme environnemental. Les événements récents en Italie s'inscrivent dans une série croissante de manifestations confrontatives à travers le monde, où la liberté d'expression est mise à l'épreuve.





