Les dirigeants mondiaux se réunissent cette semaine à Belém, au Brésil, pour les conférences annuelles sur le climat. Cependant, une absence notable marque ces discussions : celle des États-Unis. Pour la première fois en trente ans, le pays n'envoie aucun représentant de haut niveau, soulevant des questions sur l'efficacité des efforts collectifs sans l'un des principaux émetteurs mondiaux.
Points Clés
- Les États-Unis sont absents des pourparlers climatiques de l'ONU pour la première fois en 30 ans.
- Plusieurs autres nations majeures, dont la Chine et la Russie, n'ont pas envoyé leurs dirigeants.
- L'objectif de limiter le réchauffement à 1,5-2 degrés Celsius reste un défi.
- Les projections actuelles montrent une hausse de 2,5 à 2,9 degrés Celsius d'ici la fin du siècle.
- Des progrès ont été réalisés en réduisant la croissance des émissions au cours de la dernière décennie.
Un Sommet Climatique Sous le Signe des Absences
La ville de Belém, située en bordure de l'Amazonie, accueille cette année les négociations climatiques des Nations Unies. Ces rassemblements annuels visent à coordonner les actions internationales contre le réchauffement planétaire. L'idée fondamentale est que le changement climatique ignore les frontières et nécessite une réponse unie.
Cependant, la liste des participants de haut niveau est particulièrement clairsemée cette année. Les dirigeants de la Chine, de la Russie et du Japon n'ont pas fait le déplacement. Ceux de l'Australie, de l'Indonésie et de la Turquie sont également absents. L'absence la plus marquante reste celle des États-Unis.
Fait Marquant
C'est la première fois en trois décennies que les États-Unis n'envoient pas de hauts fonctionnaires à la conférence climatique de l'ONU.
Cette situation soulève une interrogation centrale : le monde peut-il réellement lutter contre le changement climatique sans la pleine participation de toutes les grandes puissances ? Les États-Unis, en tant que deuxième plus grand émetteur historique de gaz à effet de serre, jouent un rôle crucial dans toute stratégie mondiale.
Les Objectifs de Paris et les Progrès Réalisés
Il y a dix ans, lors de la Conférence de Paris, presque tous les pays du monde se sont accordés sur un objectif commun. Il s'agissait de maintenir l'augmentation de la température mondiale « bien en dessous » de deux degrés Celsius, et si possible de la limiter à 1,5 degré Celsius, par rapport aux niveaux préindustriels.
Malgré les défis actuels, de bonnes nouvelles sont à noter. La croissance des émissions a ralenti au cours des dix dernières années. Cette décélération a entraîné une légère inflexion à la baisse de la courbe d'augmentation des températures.
« La lutte contre le changement climatique est une course contre la montre. Chaque action compte, même les plus petites, mais la coordination internationale reste essentielle. »
Les politiques actuelles, si elles sont maintenues, pourraient limiter l'augmentation moyenne de la température mondiale à 2,5 à 2,9 degrés Celsius d'ici la fin du siècle. Ce chiffre, bien que toujours préoccupant, représente une amélioration significative par rapport aux projections d'il y a dix ans.
Dix Ans d'Efforts et de Changements
La dernière décennie a été marquée par de nombreux développements sur le front climatique. Les investissements dans les énergies renouvelables ont augmenté de manière exponentielle, et de plus en plus de pays s'engagent dans des objectifs de neutralité carbone.
Cependant, les efforts doivent être intensifiés pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris. La science est claire : chaque fraction de degré compte pour éviter les impacts les plus dévastateurs du changement climatique, tels que l'élévation du niveau de la mer, les événements météorologiques extrêmes et la perte de biodiversité.
Contexte Historique
Les conférences climatiques de l'ONU ont débuté il y a 30 ans. Elles ont pour but de rassembler les nations pour discuter et mettre en œuvre des stratégies de réduction des émissions et d'adaptation aux changements climatiques.
Les discussions à Belém se concentreront sur la mise en œuvre des engagements existants et l'élaboration de nouvelles stratégies. L'objectif est de combler l'écart entre les promesses actuelles et ce qui est nécessaire pour maintenir le réchauffement sous la barre des 1,5 degrés Celsius. Cela exige une collaboration sans faille de toutes les nations, grandes et petites.
L'Impact de l'Absence Américaine
L'absence des États-Unis à un niveau élevé soulève des inquiétudes quant à la dynamique des négociations. Historiquement, les États-Unis ont joué un rôle de premier plan, tantôt en tant que moteur des accords, tantôt en tant qu'obstacle. Leur influence diplomatique et leur capacité à mobiliser des ressources financières sont considérables.
Sans une présence forte des États-Unis, d'autres nations pourraient se sentir moins pressées de prendre des engagements ambitieux. Cela pourrait potentiellement ralentir les progrès nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques mondiaux. La question de la responsabilité partagée et des contributions nationales est plus que jamais au centre des débats.
- Les financements climatiques : Les États-Unis sont un contributeur majeur aux fonds destinés aux pays en développement.
- La diplomatie : Leur poids politique influence souvent les décisions collectives.
- Les innovations technologiques : Les entreprises américaines sont souvent à la pointe des solutions vertes.
Malgré cette absence, la communauté internationale continue de chercher des solutions. De nombreux pays et organisations non gouvernementales sont déterminés à avancer. Les discussions à Belém serviront à réaffirmer ces engagements et à explorer de nouvelles voies de coopération. La résilience de l'effort climatique mondial sera mise à l'épreuve.





