La lutte contre le changement climatique est un défi mondial majeur. Malgré une prise de conscience généralisée, des lacunes importantes persistent dans la compréhension scientifique du public. Ces lacunes entravent les efforts d'atténuation et transforment une question scientifique en un débat politique, particulièrement dans des pays comme les États-Unis.
Points Clés
- 69% de la population mondiale est prête à contribuer financièrement à l'atténuation climatique.
- La distinction entre météo et climat est souvent mal comprise par le public.
- Les modèles climatiques sont sophistiqués et intègrent de nombreux facteurs au-delà des simples schémas météorologiques passés.
- La science du climat et la science de l'environnement sont des disciplines distinctes avec des objectifs différents.
- Un manque de programmes universitaires spécialisés en science du climat limite la formation d'experts.
La perception du changement climatique
Le changement climatique est devenu un sujet omniprésent. Une grande partie de la population mondiale reconnaît la nécessité d'agir. Selon des études récentes, 69% des individus sont prêts à consacrer 1% de leurs revenus à des mesures d'atténuation. De plus, 89% exigent des actions concrètes de la part de leurs gouvernements et politiciens. Aux États-Unis, 62% des citoyens se sentent personnellement responsables de réduire les effets du changement climatique.
Cependant, cette volonté d'agir est souvent accompagnée d'une compréhension insuffisante des bases scientifiques. Cette situation crée des idées fausses et une difficulté à distinguer les faits de la pseudoscience. En conséquence, les efforts d'atténuation sont parfois retardés ou même annulés.
« Le changement climatique anthropique, c'est-à-dire attribuable à l'activité humaine, devient une 'croyance' politique plutôt qu'un discours scientifique accepté, » explique un expert.
Un fait important
Malgré le consensus scientifique, le financement des institutions américaines fournissant des informations fiables sur le climat a été réduit, menaçant le leadership scientifique du pays.
Météo et climat : une distinction essentielle
Une des confusions les plus courantes concerne la différence entre la météo et le climat. Beaucoup de gens pensent que ces deux termes sont interchangeables. Cette méprise a des répercussions importantes sur la crédibilité des modèles climatiques et la perception des prévisions à long terme.
La météo se réfère aux conditions atmosphériques à court terme, comme « va-t-il neiger demain ? » Le climat, en revanche, décrit les tendances météorologiques sur de longues périodes et des régions plus vastes. Par exemple, « comment les événements El Niño dans le Pacifique tropical affectent-ils les hivers dans l'ouest du Michigan ? » est une question climatique.
Les modèles climatiques ne se contentent pas d'extrapoler les changements météorologiques passés. Ils intègrent une multitude de facteurs complexes. Parmi eux, la circulation océanique, les propriétés thermiques de l'eau de mer et de la glace, l'étendue de la couverture glaciaire et les paramètres orbitaux de la Terre jouent un rôle crucial. Ces éléments sont tous essentiels pour modéliser le climat à l'échelle régionale et mondiale.
Comprendre les modèles climatiques
Les modèles climatiques sont des outils informatiques sophistiqués qui simulent l'interaction de l'atmosphère, des océans, des terres et de la glace. Ils permettent de projeter les changements climatiques futurs en tenant compte de nombreux processus physiques et chimiques.
Science du climat et science de l'environnement : des disciplines distinctes
Une autre source de confusion est l'amalgame entre la science de l'environnement et la science du climat. Bien que ces deux domaines soient multidisciplinaires et interdépendants, ils ont des objectifs et des approches distincts. Comprendre cette distinction est crucial pour le public et les décideurs.
La science du climat
La science du climat est une science physique. Elle se concentre sur les causes directes, les effets et les changements climatiques tout au long de l'histoire de la Terre. Cela inclut l'Anthropocène, l'ère de l'influence humaine. Elle utilise des modèles computationnels qui intègrent la chimie et la physique du changement climatique pour comprendre les mécanismes sous-jacents.
La science de l'environnement
La science de l'environnement est une science naturelle plus vaste. Elle englobe l'écologie, la microbiologie, la science des sols, la conservation, la restauration, la gestion des ressources naturelles, l'entomologie et la qualité de l'eau. Par exemple, la pollution d'un système fluvial ou le recyclage des déchets sont des problèmes environnementaux majeurs, mais ne sont pas directement liés au changement climatique.
- Exemple 1 : La disponibilité de la nourriture ou de l'eau potable est une question de durabilité. Elle est liée à la croissance démographique, à l'économie, à la politique et aux changements environnementaux.
- Exemple 2 : Le changement climatique peut influencer la durée de la saison de croissance annuelle ou le déplacement des températures plus chaudes vers des latitudes plus élevées. Ces phénomènes affectent la disponibilité de la nourriture et de l'eau, mais sont des questions de durabilité.
Ainsi, le changement climatique informe et affecte les changements environnementaux et la durabilité, mais il n'en est qu'un aspect. Il est un facteur parmi d'autres dans les défis environnementaux plus larges.
L'importance de la littératie climatique
Pour prendre des décisions éclairées sur les efforts d'atténuation, le public votant a besoin de mieux comprendre les bases scientifiques du changement climatique anthropique. Cela nécessite une meilleure « littératie climatique », c'est-à-dire la capacité à comprendre et à communiquer les informations climatiques.
Actuellement, seule une poignée d'universités aux États-Unis proposent des majeures spécifiques en science du climat. Grand Valley State University en fait partie. La création de programmes académiques axés sur la science des systèmes climatiques est une nouvelle tendance nationale. Ces programmes sont essentiels pour former une population de scientifiques du climat bien éduqués.
Salaires et perspectives d'emploi
Selon le Bureau of Labor Statistics, le salaire moyen des climatologues était de 94 570 $ par an en 2020. Le taux de croissance projeté pour ces emplois entre 2020 et 2030 est de 8%. Selon ZipRecruiter, le salaire moyen d'un scientifique du climat est de 111 343 $.
Ces experts, spécialisés dans la science des systèmes climatiques, peuvent informer le grand public sur les forces et les incertitudes associées à la modélisation climatique. Ils peuvent également proposer des moyens plus efficaces de contrer et de prévenir les effets dangereux du changement climatique.
Un étudiant en communication avec une mineure en science du climat pourrait devenir journaliste climatique ou porte-parole. En substance, un étudiant qui étudie la science du climat devient un catalyseur pour la littératie climatique dans sa communauté. Les perspectives d'emploi pour les scientifiques du climat sont nombreuses et variées. Leur expertise est urgemment nécessaire dans un monde où le climat change rapidement et souvent de manière imprévisible.





